08 mars 2007
Introduction
Bonjours à tous.
Dans quelques semaines, vous serez amenés à faire un choix. Que cela
vous interesse ou non, nul ne peut nier que ce choix aura des
conséquences lourde sur sa vie. Au dela de l'idée de choisir un homme
ou une femme pour "5 ans", il y a l'idée du déclenchement d'une
politique qui, elle, s'étendra sur bien plus que 5 ans, car durant
cette periode, des reformes à long terme seront votées, et beaucoup de
ces reformes ne pouront être révisées, car alors il y aura d'autres
priorités etc.
Ce blog à pour vocation d'aborder un maximum de principes politique le plus
au fond possible... Plus au fond que ce ne l'est surement fait dans les
medias. Autant vous le dire maintenant sincèrement, mon coeur est à
gauche (plus à gauche que celui de Monsieur Sarkozy, le mien l'est
réellement). Non non, ne fermez pas cette page, je ne vais pas tenter
de vous manipuler par des discours demagogues.
A vrais dire, la raison pour laquelle je suis à gauche est simple : je
me suis fait une idée des choses, j'y ait reflechi, et il se trouve
que c'est avec les idées de gauche que coïncides mais idées.
Le/la candidat(e) que je soutient, je ne vois aucune raison de le/la
citer, car ce n'est pas une personne ni même un partis que je soutient,
mais ce sont mes idées que je veux voir appliquées.
Ici donc, je tenterai de demontrer de maniere précise pourquoi je pense
que mes idées sont les bonnes, mais aussi pourquoi je penses que les
idées opposées sont mauvaises (car parfois, l'on trouve plusieurs
bonnes idées). Je parlerai peu de chiffres, et je n'aborderai que
quelques exemple illustrateurs éventuels, mais il me semble que les
exemples sont un élément fondamentale de la démogagie. Un même systeme
peut fonctionner dans un pays, et échouer dans un autre, selon la
culture, l'histoire, etc.
Je démontrerai les choses d'une manière plus "logique", dans le sens
mécanique, mathématique, et donc, en quelque sorte, philosophique. Car
la politique, au même titre que la physique, les mathématiques, et
toutes les sciences, émane de la philosophie.
Loin de la démagogie politique, loin du tapage des medias à la moralité douteuse, je tenterai, plus que d'exposer des idées, de démontrer des théories qui marchent, et de démonter des théories qui échouent. De même, j'aborderai certain themes pour que chacun puisse differentier démagogie de sincérité, et comprendre la veritable identité des candidats, et les véritables enjeux de ces éléctions... Tout cela ne sera sans doute pas achevé d'ici à l'échéance, je l'avoue !!
Les commentaires sont en mode modération, mais ne seront pas cencurés, qu'ils soient opposés ou non, à condition que les arguments soient construits et qu'ils évitent le cynisme, le manque de respect, etc. (ca n'empeche pas les commentaire bref de soutient et tout qui font bien sur toujours plaisir =>). Je ne m'évertue à tenter de démontrer des choses pour entendre en retour des arguments d'une phrase totalement stéréotypés, cyniques ou irrespectueux.
Pour conclure cette introduction, je vous demanderai de ne pas oublier que vous voterez pour vous, mais aussi pour la France, pour son avenir, et pour l'avenir de tous.
Au nom de notre devise, jouissons de nos libertés, exigeons l'égalité, et comportons nous comme des frères !
09 mars 2007
Empecher les délocalisations.
On dit beaucoup que si les entreprises multinationales
possédant des usines en France délocalisent, c'est à cause du coût du salarié français,
et de la fiscalité française. D'une part, précisons tout de même que les
délocalisations ne sont pas si fortes qu'on le pense. Je pense ensuite qu'il y
a, et surtout, qu'il faut, dans nos pays occidentaux, trouver d'autres moyens
pour attirer les entreprises.
Pourquoi le faut-il ? Parce que quoi que nous fassions, la main d'oeuvre française
sera toujours plus chère que la main d'oeuvre chinoise, le code du travail sera
toujours plus contraignant, et le temps de travail sera toujours plus faible.
Alors vu de ce cotés là, il peut sembler difficile d'imaginer un moyen de
retenir les entreprises en France... Mais il y a un autre moyen de les attirer
: créer un rapport qualité/prix avantageux. Lorsque nous consommons, nous préférons
parfois mettre le prix fort dans un article de qualité plutôt que d'acheter peu
cher. Mais si nous sentons que le rapport qualité/prix n'y est pas dans les
produis cher, alors nous nous tournons vers les produits bon marché, de moins
bonne facture, mais plus avantageux en fin de compte.
La plus grosse partie de ce travail est déjà faite puisque depuis des années,
toutes les études montrent que le salarié français est le plus productif au
monde... Et pourtant, il y a encore grandement moyen, et besoin, d'améliorer
cela.
La question est alors de savoir : qu'est-ce qui peu motiver un salarié à se
lever le matin de bonne humeur, pour aller travailler, dynamiquement,
efficacement, avec un réel désir d'efficacité ?
Une addition, je pense, de petites choses :
Une dose de pédagogie d'abord. Chaque français est utile dans la société,
chaque travail, s'il existe, sert forcément à quelque chose, même ce qui peut
sembler peu se révèle toujours être énorme. Soit parce que le salarié, même
s'il n'en a pas l'impression, et le maillon indispensable d'une chaîne
colossale et extrêmement importante, soit parce que, comme on le dit pour
l'environnement, si tout le monde fait le petit peu qu'il fait, alors chaque
petit peu est inscrit dans un tout cohérent. 1g + 1g + 1g + 1g +... =
1 Kg
, une tonne, etc.
Si le salarié se sent utile, il sera motivé pour travailler. Car vouloir servir
la société est le désir de tous, vouloir servir son entreprise l'est aussi. Si
cette idée de service est moins inculquée en France qu'au Japon (ou elle est
poussée à un extrême néfaste pour la santé mentale salarié), elle est tout de
même présente, il reste à convaincre chacun qu'il a sa place dans cette
société, dans cette entreprise, pas parce qu'il fallait lui donner du boulot,
mais parce que l'on avait besoin de lui, et que sans lui, l'entreprise aurait
des difficultés.
Cette pédagogie doit être assurée par l’état, qui doit faire
prendre conscience à chaque salarié qu’il est utile dans la société, et à
chaque chômeur qu’il a le potentiel d’y être. Elle doit aussi se faire dans
chaque entreprise pour assurer d’une manière plus détaillée l’information au
salarié : sa place dans l’entreprise, l’utilisation faite de son travail,
pourquoi a-t-on besoin de lui, quelle qualité nous a motivé à le recruter,
pourquoi aura t’on encore besoin de lui, pourquoi est il aussi important pour
nous que nous sommes important pour lui.
Un climat de relation stables et de confiance entre salariés, mais aussi entre
salariés et employeurs. En effet, difficile de se motiver pour servir un
employeur agressif, menaçant. Difficile de se motiver pour travailler dans une
société ou dans un contexte où son emploi est menacé (d'une part, on se demande
si c'est réellement utile, d'autre part, on a l'esprit stressé, occupé dans des
pensées sombres, et donc beaucoup moins efficace). Difficile encore une fois de
travailler dans un milieu bruyant, avec des collèges désagréables etc. Ainsi,
il faudrait voire à renforcer un peu le nombre de médiateur du travail et à
leur donner un rôle plus important pour renforcer la cohésion au sein des
entreprises et assurer la bonne ambiance nécessaire à la motivation de chacun
de ses salariés.
Il faut également renforcer le pouvoir des syndicats. Un syndicat puissant au
sein d'une entreprise, rien que par sa présence, enlèvera cette idée, parfois
un peu parano ou exagérée, que l'on risque le licenciement chaque jour, car
alors l'on pense que le syndicat pourra nous aider. Ce n'est rien, ça ne
demande aucune action, ce n'est qu'un acte de présence, qui permet d'oublier
une peur injustifiée... Un peu comme la simple présence de votre mère vous
faisait oublier les monstres en dessous du lit lorsque vous étiez enfant. Ces
monstres n'ont jamais existé, votre mère n'a jamais rien fait, mais elle était
la, c'était suffisant (et puis, au cas où, elle les aurait latés, ces monstres !!)
Ensuite, il y a les cas ou vous risquez vraiment le licenciement. Alors se pose
la question "faut-il rendre le licenciement plus facile ?".
Ce a quoi je répond oui, mais sous conditions. Quelles conditions ? D'une part,
licencier avec motifs valables. Le motif "plan social" ne pouvant
être invoqué qu'en cas de réelles raison, et non en cas de caprice
d'actionnaire (comme c’est trop souvent le cas). Ensuite, une continuité doit
être assurée. Pas une continuité des revenus (c'est déjà plus ou moins le cas),
une continuité de l'emploi. L'employeur qui licencie doit donner un délai à son
salarié pour trouver un emploi, et doit l'aider pour cela. S'il ne le peut
vraiment pas, l'état pourrait s'en charger. A condition qu'une aide à la réembauche
dans les quelques mois qui suivent soit effectuée, alors oui, pourquoi pas
faciliter légèrement les licenciements lorsqu'ils sont nécessaires...
La possibilité pour les salariés d'aménager leurs horaires peut aussi être un
bon élément. Il y a les gens "du matin" et les gens "du
soir". Si quelqu'un n'arrive pas à travailler le matin parce qu'il ne
parviens pas à se réveiller, ou le soir parce qu'il commence à se fatiguer,
pourquoi ne pas décaler légèrement la journée ? Une heure ou 2 de décalage
seulement peuvent suffire à rendre un salarié plus productif.
Il y a ensuite a voir toute une somme de petites mesures à étudier (certaines
entreprises américaines proposent désormais 30 minutes de sieste par jours à
leurs salariés... L'efficacité a été prouvée semble t'il).
Voici donc pour le rapport qualité/prix qui peu maintenir en France une
entreprise multinationale, et même l'y attirer. Ca parait peu de choses,
presque naïf, et pourtant, je pense que ça peut augmenter significativement la
productivité des salariés. En fin de compte, notre moral se joue à peu de
chose, et notre motivation se joue sur le moral, et notre capacité et notre
productivité au travail se jouent sur la motivation. Voila pourquoi tout cela
peut apporter beaucoup plus que ça ne coûte, et que ce qu’il semble.
Une autre chose appréciée des entreprises, c'est le potentiel de recherche d'un
pays.
Si nous formons de bons chercheurs, et si nous promettons une aide aux
entreprises qui investissent dans la recherche dans notre territoire, alors
nous attirerons ses entreprises en besoin perpétuel d'innovation.
Vous me répondrez "encore des aides de l'Etat", ce a quoi je vous répondrai
qu'une entreprise en France emploi des français, supprime des RMI à la charge
de l'état, et crée des contribuables aux impôts et des consommateurs. Si les
dépenses sont mesurées évidemment, l’Etat peut en sortir largement bénéficiaire.
Si l'idée du financement de la recherche rentre dans le sujet, l'idée de la
création de bon chercheurs entre dans le domaine de l'éducation, donc je ne
m'attarderai pas sur les problèmes de ce cotés là, et me contenterai de
souligner une certaine cohérence entre éducation et emploi (le cas « chercheurs »
s’appliquant à d’autres, j’y reviendrai).
Quand au fait que les chercheurs français s'expatrient, c'est justement à cause
des moyens dérisoires offerts à la recherche. Par conséquent, aider les
entreprise à financer leurs programmes de recherche aurait pour double effet
d'attirer et de garder les entreprises en France, et de garder également nos
chercheurs, voire d'en attirer d'autres... Et pourquoi pas devenir un pôle de
recherche mondiale...
Dernier argument, bien utopiste, certes, il serait bon que l'état investisse
dans les entreprises (au moins les entreprises françaises), pas forcément pour
être actionnaire majoritaire, mais au moins pour avoir suffisamment de capital
pour pouvoir faire pression sur une entreprise, ou pour pouvoir éventuellement la
sauver en ultime recours. Idée utopique car là, je ne suis pas bien convaincu
pour ce qui est du retour sur investissement de ce genre de dépense... A
essayer avec une dette moins lourde peut-être.
11 mars 2007
Démocratie : où en est-on ?
Qu'est-ce que la démocratie ? Si l'on traduit etymologiquement le mot du gresc, on a : "démos" qui signifie "peuple" et
"kratos" qui signifie "le pouvoir".
Cela parait donc simple, et pourtant, cette simplicité pose la question difficile de savoir si, en France nous sommes réellement en démocratie, ou non... Ou juste un peu.
A partir d'ici, je vais vous recoller un post que j'avais écris sur un forum. L'objectif du topique était de debattre si nous vivions dans une réelle démocratie ou pas vraiment, dans le contexte de campagne présidentielle accée autour de deux cadidats. A la lecture du topic, mon attention a été retenue par le retour sur le conflit du CPE, et notemment les blocages de fac. J'ai donc desiré, lors de mon post, commencer par répondre à cela avant d'aborder réellement le sujet de la démocratie. En réalité, il s'est avéré que ces réponses au sujet du conflit social étaient la meilleur introduction au sujet et qu'il n'y a rien à changé.
Donc pour replacer le debut du poste dans le contexte, je signale au préalable que certaines personnes ont déclarés qu'elles jugaient illégitimes les blocages de facultés lors du CPE. S'en suit une reflexion de ma part sur la légitimité, conduisant au principe de démocratie par la suite, ou j'aborderai d'une part les fondement constitutionelles démocratiques francais, et d'autre part, la pratique de la démocratie en France. La suite est un copier/collé de ce poste, mais pas dans son intégralité (j'y ait enlevé une partie de la fin traitant des programmes des candidas au sujet de la contitution), et avec, peut-être, de légeres modifications. Suite a ce copier/coller, j'aborderai (de manière "inédite") la notion de gouvernement de coalition rassemblant des gens de droite et de gauche, semblant extrement démocratique, mais étant très loin de l'être à mon sens.
Debut de citation :
"Concernant la "democratie de la rue", ca me fait un petit peu mal de
voir des gens la considerer comme illegitime... La revolution qui a
donné lieu a la declaration des drois de l'hommme et du ctioyen, qui a
inspiré la declaration universelle des droits de l'Homme et du ctiyoyen,
serait donc illegitime... On peut
penser cela dans le moment, mais avec le recul, qu'est-ce qui est
réellement le plus legitime ? Sont-ce les institutions, ou la raison ?
Les regles, ou la nature humaine ? L'Homme, ou l'argent ?
Avant de juger de ce qui est legitime, quand bien même pourions-nous nous permettre de juger quoi que ce soit, peut-être devrions nous
réfléchir sur la nature de la légitimité. Je ne suis pas pour dire
aveuglément que la loi est absoluement puissante, car je pense qu'il
n'y a de légitime que le naturel. Quand à savoir si une grève, une
manifestation, un blocage de quoi que ce soit, une emeute soit légitime, la
question est difficile. Legitime par rapport à quoi ? Par rapport à la
loi combattue, si cette loi est illegitime, alors le combat est
legitime. Par rapport aux revendication, il y a à douter. Par rapport
aux pratiques, il faut raisonner au cas par cas. Finalement, un combat
a des aspects légitimes, et d'autres aspects illegitimes.
Toutefois la legitimité n'entre pas dans la définition de la
démocratie. La démocratie, c'est le peuple qui gouverne, Demos = le
peuple, kratos= pouvoir. Partant de là, et
comme le disait discretement La Bruyere sous Louis XIV, l'état est au
service du peuple, et non le contraire. Est-ce encore le cas
aujourd'hui ? Le CPE cachait en réalité beaucoup d'autres
revendications, les emeutes dans les banlieues cachaient un nombre
conséquent de revendications, que les emeutiers n'imaginaient peut-être
pas eux même (je parle du nombre de revendications, je n'accuse pas les
emeutiers d'avoir agit sans revendication, et désolé pour la
redondance du mot).
De même, en 2002, le peuple a voté au premier tour dans certaines
proportions, cela signifie qu'une partie du peuple voulait une telle
politique, et une autre partie en voulait une telle etc, est-ce que ca a été le cas ?
En ce sens, l'on peut considerer que nous ne vivons pas en democratie.
La démocratie idéale existe, elle s'appel l'anarchie. On peut être
pour ce systeme, on peut être contre, mais on ne peut nier que
l'auto-gestion est obligatoirement une democratie pure.
Mais l'auto-gestion est-elle réellement faisable chez l'Homme ? Il me semble évident que la réponse est non.
Si, même chez les animaux les plus basique, l'instinct leur indique
un chef, comment, chez l'Homme, corrompu par les differentes
perversités de la société, pourrions nous parvenir à vivre sans chef ?
Cela nous conduirait à un chao.
Mais si l'on ne peut pas créer une démocratie parfaite, l'on peut s'en approcher. Il faut tout de même avouer que depuis Athène, nous avons fait pas mal de progrés, bien qu'il en reste à faire, naturellement, et bien que ces progres aient été lents (la democratie à été inventé il y a plus de 2 millenaires, et le droit de vote est presque universel seulement depuis moins d'un siecle...).
Toutefois, à l'interieur des grands progrès, l'on observe également des regressions liées à l'évolution du systeme, à l'époque.
Aujourd'hui, le probleme de notre démocratie, ce n'est pas que le
peuple ne gouverne pas, mais plutôt qu'il gouverne mal. D'une part,
parce qu'on ne lui offre pas les moyens de gouverner mieux, et d'autres
part, parce qu'on ne lui en offre pas les capacités, au sens mental du
therme, osons le dire.
En effet, le peuple désire gouverner, et on le lui permet, mais il ne
peut pas le faire convenablement. Il peut donner sa voie à qui il veut,
mais s'il ne la donne pas à la bonne personne, alors il ne gouvernera
pas.
En ce sens, cela légitimise les mouvements sociaux. En effet, si
je donne ma voie à un candidat, qui n'est pas eéu, et si le candidat élu applique une politique qui n'est pas celle que je desirais, dois-je
me taire ? Mais alors dans ce cas, je ne gouverne plus, et comme une
fraction du peuple ne gouverne plus, alors le peuple ne gouverne plus, puisque le peuple est une unité unique est indivisible dés lors qu'il gouverne.
Il est d'ailleur interessant de constater qu'en 2002, si Jacques
Chirac a été élu président de la république, le peuple, lui, à plus
massivement voté à gauche. En vérité, la majorité du peuple francais
désirais une politique de Gauche, mais cela n'a pas été pris en compte.
En ce sens, on peut donc penser qu'il faudrait une démocratie
proportionelle, mais au final, il faut bien se dire que tant que le
passage d'une lois ce fera à la majorité non absolue, et, pire, a la majorité plus une voie, nous n'aurons
jamais de démocratie. Alors, qu'il y ait 15 ou 30 députés d'extreme
droite ou d'extreme gauche a l'assemblé, cela n'influerait peut-être
pas tant que ca dans le debat (bien que ce serait une avancée).
Et finalement, on soulève ici un comble : le principe de base de
la democratien, qu'elle soit athéniene, francaise, ou americaine, n'est
pas purement democratique. Il est plutot partiel-deomcratique
dirais-je. Ce n'est qu'une partie du peuple qui gouverne.
Finalement, la chose la plus democratique qui puisse exister en
France actuellement s'appelle amandement, et peut-être qu'une vision de
démocratie parfaite autre que l'anarchie pourrait être une democratie
basée sur l'ammendement. Chacun peut ammender une lois jusqu'a ce
qu'elle passe avec 100% des votes à un referendum.
Poussé à l'extreme, on pourrait imaginer laisser le peuple proposer des ammendements jusqu'à ce qu'un jour, un referendum donne l'unanimité pour la loi.
Totalement utopiste, farfelue, est impossible, j'en conviens, et même pire que l'anarchie dans son genre je suppose !
Si l'on ne peut totalement detruire ce principe de la democratie qui ne
donne en réalité le pouvoir qu'à une fraction du peuple, il est un autre
defaut de la démocratie francaise, et plus généralement, peut-être, de
la democratie occidentale, que l'on pourrait controler, c'est le fait
de pousser le peuple à mal gouverner.
Même si la campagne de 2002 était déja très orientée vers le
candidat Chirac, on l'a vu,avec une auguementation abhérente des sujets
sur l'insécurité (c'est une évidence indéniable), cette campagne va encore plus loin dans la partialité
des medias. Le CSA est a présent dirigé par une une unhanimité moins un
de gens de droite... Comment peut-on ne pas douter de la neutralité du
controle de la campagne présidentielle ?
De même, une BD d'investigation sur Nicolas Sarkozy (la face
Karché de Sarkozy), très serieuse, dont les sources sont précisées, et
dont les interviews avec des journalistes sont confirmés, montre à quel
point le candidat désire controler la presse, en apportant ou en
promettant des aides aux groupes, et en soudoyant, voire en menacant
les journalistes (je vous invite a lire cette BD pour en apprendre
plus).
De même, le controles des chaines de télévisions par de grands
groupe (je pense notemment a TF1, dirigée par le groupe Bouygue) laisse
subsister quelques doutes quand a leur neutralité (sont-ils réellement
tenus de suivre les regles ? Peut-on réellement empecher des puissances
financieres internationales de s'en affranchir ?). Il est évident que
ces groupes sont partisants du libéralisme à vocation capitaliste, mais
sont il réellement neutre lorsqu'ils relayent l'information ? Difficile à croire.
De même, si le lobbying est interdit en France, le vote de la loi
DADVSI en présence de gens du monde de la musique et du commerce
musical (la FNAC notemment) alors que cette présence (comme la présence
de n'importe quel citoyen) est stritement interdite, est la preuve
incontestable qu'il existe, même si je pense que vous vous en doutiez.
Qui gouverne vraiment ? Le peuple, ou les lobbys ? Peut on faire
confiance a des promesses faites au peuple si l'on considère que les
lobbys doivent être satisfaits en priorité pour conserver leur
financement ?
Difficile de dire, finalement, si nous vivons en democratie ou pas du
tout. Une chose est sur, la democratie totale n'existe pas, et elle n'a
jamais existé dans le coeur des fondateurs de la democratie. Ces gens
qui avaient des idéaux pures, mais qui restaient réaliste, et ne
pronaient pas l'anarchie, réelle démocratie aux yeux de tous, mais
irréalisable aux yeux de beaucoup, et à mes yeux.
Il est donc claire que nous ne vivons pas dans une democratie,
mais vivons nous dans une démocratie, même partielle, ou dans une
dictature déguisée ou l'on fait voté ce que l'on veut au peuple ?
Je pense sincèrement que nous sommes en douce transition de l'un à l'autre, a
savoir d'une partielle-démocratie vers une dictature déguisée. L'attitude de Nicolas Sarkozy vis a vis des medias ne m'y fait que
penser d'avantage, mais j'y pensais déja bien avant. Il me semble
qu'une nouvelle constitution s'impose, donnant plus de pouvoir au
peuple, incluant des limitations fermes aux medias, et sanctionnant
durement les lobbys ainsi que les partis usant du lobbying.
"
fin de citation
Il subsiste un dernier point que je n'ai pas abordé dans ce poste et qui me semble très important : la notion de gouvernement de coalition, rassemblant la gauche et la droite. C'est une idée qui, à priori, semble être la plus démocratique possible, mais regardons de plus pret.
Actuellement par exemple, dans les sondages -basons nous dessus pour supposer la suite des évenements, bien qu'ils n'engagent rien du tout-, nous aurions donc 23% de la population francaise qui aimerait une politique socialiste, 28% de la population qui aimerait une politique a vocation plus fortement libérale, et 23% de la population qui aimerait une politique entre les deux.
Plaçons maintenant cela dans le contexte de la France. Si certains ont douté en 2002, on ne peut nier aujourd'hui que le programme socialiste est bien ancré à gauche, que l'on adhere aux idées ou non. On ne peut nier non plus que le programme de Nicolas Sarkozy est très ancré à droite, que l'on adhère a ses idées ou non. Le clivage gauche/droite qui à toujours été plus fort ailleur qu'en France, s'est renforcé cette année, suite, surtout, à la défaite de Lionel Jospin et à la defaite du oui à la contitution européenne (j'entend effectivement par la que la gauche à plus dévié vers la gauche que la droite,bien qu'elle ait gravement dévié à droite ces dernier temps).
Ce que je veux dire par là, c'est que si dans certain pays, cela peut marcher (et encore), en France, cela ne peut pas marcher, et l'echec peut prendre deux formes :
La premiere et à mon sens la plus probable : Personne n'accepterait en France de se joindre à un tel gouvernement. Ou alors trouverions nous les plus centristes de chaque cotés, les rebels de chaque parti, ce qui au final, donnerait un gouvernement de centre, et non un gouvernement multi-lateral. Et au pire, quand bien même accepteraient-ils, ce serait un echec retentissant, tant les differences de points de vue sont énormes.
La seconde : dans le cas improbable ou cela marcherait, l'on assisterait alors à la mort de la démocratie pluraliste. En effet, à environs 25% pour chacun des partis, on arrive à un gouvernement que 75% des francais auraient voté.
Ce gouvernement, on peut donc estimmer quil a une forte légitimité, et au non de cette légitimité, il peut faire à peu prêt ce qu'il veut. De plus, il n'a à tenir aucun engagement puisque toute promesse electorale est basée sur l'hypothèse d'un gouvernement majoritaire dans le camp qui promet... Dans un gouvernement aussi diversifié, toute promesse devient obsolete, mais en même temps, toute mesure devient légitime. Ainsi, ce genre de gouvernement conduit à passer dans la legitimité et la démagogie la plus totale des lois abhérante. Dans la légitimité, on a vu pourquoi. Dans la démagogie car la loi qui est votée est votée par un gouvernement en parti de gauche, donc on pourra trouver des arguments pour le peuple de gauche, et en partie de droite, donc on pourra en trouver pour le peuple de droite, etc.
Cela a de grande chance au final, soit d'endormir la France pour faire passer des mesure outrageuses -mesures forcément libérales et capitalistes car dans ce genre de gouvernement où tout le monde se neutralise, les lobbys deviennent trés influents-, soit de conduire à de grave mouvement sociaux ayant pour issue la demission du président (puisque c'est alors le choix même du président de la composition de son gouvernement qui est en cause).
PS : ca fait bizare, ce paragraphe, apres une conclusion, mais bon, j'avais pas trop envi de couper la citation...
26 mars 2007
le cercle vertueux de l'emploi et de la croissance.
Voila qui est ambitieux, et j'avoue ne pas être très motivé
ce soir pour me lancer dans un tel développement, mais quelque chose me dit, au
fond de moi, qu’il le faut. Ca risque d'être long, sauf si je bâcle. En tout
cas, je vais tacher d'éviter les détours pompeux.
Le cercle vertueux est basé sur un principe simple, qui est le seul principe
ayant eu pour effet de réduire la dette des Etats Unis. Sans parler pour le
moment de la façon dont nous pourrons entrer dans ce cercle, nous pouvons déjà décrire
de façon brève et simple - mais peu simplifiée- le processus général de ce
cercle : plus il y a d'emplois, plus il y a de consommateurs, et plus il y a de
consommateurs, plus il faut produire, et plus il faut produire, plus il faut
employer, etc etc.
Parallèlement à cela, l'état est gagnant : plus il y a d'emploi, plus il y a de
revenus imposable, et plus il y a de patrons qui cotisent. Plus il y a
d'emploi, et plus il y a de consommation, et donc plus il y a de TVA payée.
Enfin, plus il y a d'emploi, moins il y a de chômage, et donc moins il y a de
RMI, et donc moins l'état dépense d'argent.
Voici donc le principe de ce cercle vertueux... A priori simple... Oui, mais
comment le relancer ? D'autant plus que depuis Kennedy, l'économie s'est tout
de même légèrement compliquée, et les mentalités ont évoluées.
Le point fondamentale à la base de tout cela fut, et doit être encore, une révision
en profondeur du pouvoir d'achat des bas salaires. Pourquoi des bas salaires ?
Car les gens peu rémunérés ont beaucoup de besoins ou de désirs qu'ils ne
peuvent satisfaire. Ainsi, augmentez le salaire d'un smicard ou de quelqu'un au
dessus du SMIC, et soyez convaincu qu'il réinvestira cet argent... Sous
certaine conditions sur lesquelles nous reviendrons dans le prochain paragraphe.
Augmenter les hauts salaires serait une perte d'argent peu judicieuse puisque
cela constituerait à augmenter le pouvoir d'achat de quelqu'un qui n'en a pas
besoin... L'argent gagné ne serait donc pas réinvesti dans la consommation mais
dans les actions, les placements en banque, ou que sais-je.
Evidemment, c’est bien de hausse de salaire et non de baisse
d’impôt dont nous parlons. Car évidemment, les baisses d’impôt sont toujours
plus conséquentes pour les gens qui ont déjà un haut pouvoir d’achat, donc ne
favorise pas la consommation, et une baisse d’impôt ne peut constituer une
rentrée d’argent pour l’état, puisqu’au contraire, l’état prend moins.
Alors voila, les salaires sont augmentés... On pourrait penser que c'est
suffisant... Mais dans le contexte actuel, ça ne l'est pas. Pourquoi ? Parce
que si à tout moment je peux recevoir une lettre de licenciement, si a tout
moment un accident peut me coûter cher si a tout moment j'ai de grosses
dépenses de santé non remboursées à effectuer, et plein d'autres cas sont
encore possibles, alors l'argent que je gagnerai en plus, je ne le dépenserai
pas, je le placerai. J'économiserai pour amortir les frais d'un licenciement ou
d'un imprévu grave et non sécurisé en amont. Ainsi donc, l'augmentation des
salaire doit s'accompagner d'une augmentation de confiance. Sécuriser les
salariés face au licenciement (soit durcir les lois sur le licenciement –je ne
pense pas, vu le contexte mondiale, que ce soit la solution-, soit les laisser
telles qu'elle, voir les assouplir, en garantissant des moyens de réinsertion derrière,
et en créant un véritable climat de confiance et d'assurance de retrouver un
emploi dans les semaines/mois à venir), renforcer la sécurité sociale pour
garantir des soins de qualité, créer une véritable relation de confiance entre
les employés et les salariés, pour qu'ils n'aient plus peur du patron voyou qui
s'amusera à les virer pour un oui ou pour un non. Renforcer enfin le pouvoir
syndical pour qu'il pèse plus lourd face aux licenciements abusifs et faciliter
les recours au prude hum. Cela jouera à la fois sur le nombre de licenciement,
mais aussi, cela atténuera la paranoïa du licenciement. A noter tout de même
que ces mesures la seraient, je pense, relativement temporaire, puisque dans
une société qui va bien, la confiance est naturelle.
Maintenant, j'ai de l'argent, et j'ai suffisamment de confiance pour consommer.
Il va donc falloir produire plus, et embaucher. La encore, il y a une impulsion
à donner au cercle vertueux. Il nous faut une éducation adaptée aux besoins de
la société. Cesser de mener les étudiants vers des filières inutiles, vanter
les filières les moins connues pour leurs mérites. Un travail énorme, je pense,
devrait être fait pour revaloriser les CAP et BEP. Le bac, devenu bien trop
simple, fait passer ses filières pour des filières très simple, et d'une part,
les étudiants refusent d'y aller, ne voulant pas être assimilés à des fainéants,
et d'autre part, les employeurs ont peut-être peur d'employer des étudiants
venant de filière ayant pour réputation de récupérer les moins bons élèves des collèges...
Relever le niveau du bac, c'est aussi relever le niveau de nos ingénieurs et
chercheurs, et j'en arrive au point suivant du cercle vertueux.
J'ai de l'argent, je consomme, des emplois sont créés et adaptés à ma
consommation... Mais qu'est-ce que je consomme ? Il est important que l'on
retrouve un marché français de produits manufacturés. Je ne vois absolument pas
pourquoi
J'ai donc de l'argent. J'ai donc consommé. Pour répondre à mes attentes, on a
donc employé, et on a investi dans la recherche, pour innover et me satisfaire
encore. Ces nouveaux emplois ont créé de nouvelles attentes, il faut encore
faire plus, il faut encore innover, il faut encore employé, et nous voila
reparti sur de bonnes bases.
Cela ne se sera pas fait en une seule fois, il aura fallu plusieurs impulsion :
augmentation des salaires, politique d'aide à l'emploi pour les entreprise au début,
pour stimuler un peu plus rapidement les choses, reforme en profondeur de l'éducation
nationale, et revalorisation de la recherche dans tous les sens du terme.
L'Etat intervient donc beaucoup et vous constaterai qu'il investi beaucoup.
J'insiste sur ce mot : investir. Un investissement, c'est quelque chose qui coûte,
mais qui, à terme nous rapportera.
Augmenter les bas salaires, financer la recherche, et des politiques d'aide à
l'emploi, financer la sécurité sociale, cela coûte. Oui, mais alors, un chômeur
de moins, c'est un RMI de moins, et il y a plusieurs milliards d'économies à
faire ici, ces milliards la pourront déjà compenser les milliards perdus dans
la création d'emploi. Ensuite, un chômeur qui travail, c'est un pouvoir d'achat
qui va du double jusqu'au une démultiplication énorme pour des ingénieurs et
des cadres au chômage (il y en a beaucoup). C'est donc une consommation qui augmente
beaucoup, et donc une augmentation des revenus dus a
la TVA. Qui
plus est, une personne qui travaille, c'est une personne qui cotise pour la sécurité sociale, le renforcement de la sécurité sociale sera donc financé par l'emploi créé. Enfin, nous observerons une augmentation des recettes de l'état dues aux cotisations sociales patronales.
Tout cela constitue donc des recettes qui iront croissantes avec le temps (puisqu'au fur et à mesure, nous emploierons de plus en plus afin de produire de plus en plus pour répondre à une demande de plus en plus forte), tandis que les dépenses de l'état, elles, seront constantes, voire décroissante (certaines reformes seront amorties, certaines mesures pourront être supprimée une fois l'état d'urgence dépassé, et donc une fois les mesures devenues inutiles).
Au final, nous créerons donc de l’emploi, de la richesse, et de la croissance... Mais cela demande un investissement conséquent au préalable. Il faut donc que chacun soit prêt à accepter ce risque pour ensuite en profiter, ou alors ne pas prendre de risque et en rester la...
Pourquoi ne peut on pas relancer la machine en travaillant plus ?
D'une part, il faut savoir qu'il est possible à l'heure actuelle, en France, de
travailler 11 heures de plus chaque mois... C'est beaucoup, je trouve, et si
chacun faisait cela, alors les salaires seraient loin de ce qu'ils sont... Le problème
de ce slogan "travailler plus, pour gagner plus", c'est qu'il n'est
absolument pas rentable pour l'état, et qu'il n'aura que peut de conséquence
dans le cercle vertueux.
Pourquoi ? Car on ne peut tout simplement pas commencer par la ! Pourquoi
travailler plus s'il n'y a pas besoin de cela ? Pourquoi travailler proposer
plus d'offre lorsque la demande ne croit pas ? On peut même essayer, sans réduire
ni augmenter le temps de travail, d'obliger les entreprises à employer, et puis
? Que feraient ces nouveaux employés ? Nous n'avons de toute façon pas besoin
d'eux aujourd'hui. Travailler plus pour gagner plus, cela pourrait être envisagé
comme un autre coup de pousse au cercle vertueux, oui. Lorsque nous aurons
atteint un niveau d'emploi correct et lorsque l'augmentation de l'emploi
commencera à se faire moins rapide, alors nous pourrons envisager ce slogan,
qui, dans un premier temps, réduirai encore un peu la croissance de l'emploi
(puisque le travail serait volé aux chômeurs), mais dans un second temps,
pourrait, du a l'augmentation du pouvoir d'achat des gens qui ont déjà du
travail, relancer légèrement la dynamique d'emplois. Honnêtement, je n'y crois
pas vraiment mais cela pourrait se tenter en couche finale, en dernière touche,
pour voir quoi.
Dans l'absolu, c'est impossible, et tellement impossible que même les 11 heures sup légales chaque mois ne sont pas autorisées partout. Voila pourquoi ce slogan n'est pas acceptable pour le moment. Vous me direz "Mr Sarkozy a de l'expérience, il sait ce qu'il fait", je vous répondrai "il savaient aussi ce qu'ils faisaient pour le CNE, aujourd'hui, on dit que ca n'a pas marché... Mais si, leur but a eux, est atteint : l'effet d'aubaine, le CNE remplace petit a petit le CDI sans créer d'emploi, ni même en empêcher la suppression. Interrogeons nous alors sur la raison d'être du CNE et étendons notre interrogation à la raison d'être des heures supplémentaires".
Voila en gros donc comment rentrer dans ce cercle vertueux. La correction de l'article, je la confie à Word, donc il restera masse de fautes !
01 avril 2007
L'immigration.
On parle beaucoup d'immigration, certains même en parlent
tout le temps. Pour certains, l'immigration est une chance, pour d'autre, un
problème, voir un fléau. L'immigration est un sujet à traiter avec prudence.
Pas une prudence morale, ce n'est pas utile, mais une prudence de réflexion
tout simplement. Ne pas tomber dans "le mal absolu" ni dans "le
bien absolu", s'il y a un domaine où nous devons relativiser les choses et
les replacer dans leur contexte, sans tomber dans l' « à priori »
et les grands discours démagogues, c'est bien celui ci.
La première assimilation souvent faite à l'immigration est la délinquance. Je
ne sais par quelles raisons, mais il semblerait que pour beaucoup, il soit
logique de retrouver certains patronymes lorsque l'on parle de délinquant. Il
serait totalement hypocrite de dire "non, c'est faut, ce ne sont pas des
immigrés", mais il est encore plus hypocrite de dire "ce sont
forcément des immigrés". Le problème est ici donc plus complexe. On ne naît
pas avec la violence, le vol, ou le crime, dans le sang... Ou du moins n'y a
t'il pas de populations plus disposées que d'autre avec ce phénomène.
En effet, la ou certain établissent une corrélation entre violence et
immigration, moi, j'établirait une double corrélation.
La première corrélation est une corrélation entre pauvreté et immigration. En
effet, on immigre pas -ou peu- lorsque l'on est riche dans son pays.
L'immigration est un phénomène due à la pauvreté, comme il y avait le rêve américain,
pour les magrébins, particulièrement il y a le rêve européen. Cette impression
qu'en Europe, tout va bien, tous les soucis seront réglés, il y aura du
travail, il y aura une bonne éducation, il y aura de l'argent. Malheureusement
ce n'est pas si simple et les immigrés se retrouvent souvent démunis, et, bien
entendus, se retrouvent dans les quartiers pauvres des villes, nommés
"banlieues". Hors, la pauvreté ainsi ghettoïsée engendre la violence.
Il y a un sentiment d'expulsion dans ces quartiers, et que l'on soit français
de France, ou français d'ailleurs, cette exclusion est la même : accès à l'éducation
inégale (professeurs moins compétents), pas d'emploi, des bâtiments souvent en très
mauvais état, etc. C'est ce sentiment d'exclusion qui mène à la violence. Les banlieues
étant majoritairement peuplées par des immigrés, il semble alors logique que
les violences soient surtout commises par ces immigrés, d’autant plus que ces
immigrés souffrent en plus du racisme, a l’embauche comme au quotidien.
Ainsi, la 2eme corrélation est la suivante : la pauvreté entraîne la violence.
Ainsi, nous avons une corrélation entre immigration et pauvreté, et une corrélation
entre pauvreté et délinquance. Et c'est ainsi qu'à partir des mêmes observations,
nous avons un raisonnement un peu plus réaliste, à savoir que nous sommes tous égaux
a la naissance, mais que notre milieu sociale influe ensuite sur notre comportement.
La pauvreté entraîne la violence, beaucoup de pauvres sont des immigrés, donc
il y a plus d'immigrés violents.
La solution n'est donc évidemment pas de stopper l'immigration, ça ne fera que
replacer le nom "Mohammed" par le nom "Paul" dans les
prochains actes. La solution est d'éradiquer cette pauvreté, d'éradiquer ce
sentiment d'exclusion, en rétablissant une éducation équitable, en rétablissant
des liens sociaux, en éradiquant les tensions entre police et banlieue, en
offrant des perspectives d'avenirs à ces jeunes. Les façons de faire, nous les
avons en partie aborder, nous en aborderons sans doute d'autre, car il ne
s'agit pas la d'un traitement de faveur, il s'agit de créer un modèle de
société qui intègre tout le monde.
Un deuxième thème abordé souvent est celui de l'emploi. Il paraîtrait que les français
d'ailleurs voleraient les emplois de français de France... Quoique, devant
l'emploi, cette phrase devrait en fait être dite ainsi : "il paraîtrait
que les français voleraient les emplois des français".
C'est ici que nous sommes confrontés à un problème futur. Car jusqu'a présent,
l'immigration, mieux qu'un problème, était une aubaine. Nous avions besoin
d'employer, et les immigrés étaient même prêts à faire des travaux que les français
refusaient... Mais aujourd'hui, l'emploi semble être compromis, et il
semblerait que nous devrions essayer de résoudre le problème entre nous avant
de rouvrir nos portes au monde. Soit, je peux l'accepter, dans une certaine
mesure (à savoir que fermer totalement nos portes serait stupide)
Alors, 2 façons de faire s'offrent à nous : soit nous interdisons, soit nous
rendons cela inutile. Je choisis de rendre cela inutile.
Avant de voir le problème "ils émigrent chez nous", nous devrions
voire le problème "pourquoi émigrent-ils ?" En plus d'une loi de
limitation de l'immigration, nécessaire en urgence dans un premier temps (mais
pas trop violente, ce serait inutile), nous devons surtout faire en sorte que
les gens n'aient pas ce besoin d'émigrer. Pour ce faire, nous devons revoir nos
aides envers le continent africain. Trop d'aides rentrent dans la poche des
dirigeants en Afrique, et l'on continue à en donner. Ca, ça commence à bien
faire. Si les aides ne sont pas redistribuées, alors distribuons les nous
mêmes, donnons à des associations, finançons des projets de construction,
d'écoles, par exemple.
Mettons l'argent plus proche des gens afin qu'ils en voient la couleur. Si cela
ne suffit pas à relever les peuples africains, alors nous pourrons envisager
une augmentation des aides. Enfin, la suppression de la dette du tiers monde
pourrait donner un coup de pousse au développement de ces pays et donc limiter
encore un peu plus l'immigration.
Il vaut mieux donc, limiter l'immigration en la rendant inutile que se protéger
derrière des barricades, car c'est alors le risque de voir se démultiplier le
nombre de sans papiers, et d'avoir sur la conscience la mort de ceux qui vont
jusqu'a tenter la traversé du détroit de Gibraltar a la nage, pour finir par
mourir...
De plus, cette méthode permettrait de venir en aide a des pays qui en ont besoin, trop souvent oubliés par la mondialisations, et dont nous pourrions avoir besoin nous aussi un jours.